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    Dante 01 de Marc Caro

    « Enfin un véritable film de science fiction français ! » Voilà ce que je m’étais dit lorsque j’ai entendu parler de Dante 01 (site officiel) pour la première fois à la télévision. Commentaires élogieux du journaliste enthousiasmé, Marc Caro à la mise en scène et à l’écriture (avec une grande pointure de la SF française, Pierre Bordage), Lambert Wilson en tête d’affiche. Prometteur… mais décevant.

    Quelques jours après avoir vu le film, j’hésite encore sur la raison de cet échec. Marc Caro a-t-il saboté un film qui aurait pu être regardable, malgré ses défauts, s’il n’avait pas été si court ou est-ce réellement un navet ? Tel que je l’ai vu, j’opte pour la deuxième option : l’histoire n’a aucun intérêt. la fin est une pâle imitation de 2001, L’Odyssée de l’Espace (dans sa longueur et ses effets qui donnent la migraine) mais sans la dimension psychologique, ni l’originalité pour la supporter, et il n’y a même pas de sexe ou de violence pour racheter le tout. (Avec l’analyse du scénario dans les spoilers en fin d’article, je modère un peu cette opinion qui est malheureusement celle que j’ai gardée lorsque je suis sorti du cinéma)

    Au niveau des acteurs, le bilan est mitigé. Les détenus jouent très bien leur rôle et réussissent à créer des interactions crédibles dans une micro-société claustrophobe. Lambert Wilson, rasé et musclé pour l’occasion, réussit à développer un personnage difficile, aux dialogues inexistants, et à contre emploi de ses rôles habituels. Du côté des geôliers, le bilan est beaucoup moins positif, avec le grand prix du manque de naturel revenant à Linh Dan Pham qui n’arrive pas à entrer dans le personnage de la jeune scientifique venue travailler auprès de son modèle dans l’antichambre de l’enfer. Il faut dire que son texte est tellement maladroit par endroits qu’il n’y a pas grand chose pour l’aider.

    Une chose rachète tout de même le film : l’ambiance. Au fil de scènes à l’éclairage savamment dosé, il développe une atmosphère oppressante et un décor visuel tout à fait impressionnant. La caméra devient part de l’histoire, un personnage qui observe tous les autres et qui se fait le lien entre les détenus et les scientifiques. Étant donné la longueur du film (moins de 90 minutes), cela vaudra la peine d’allumer la télé pour le regarder gratuitement !

    Montrer les spoilers (analyse du scénario) ▼

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